SONIA 2 : Résultats de l’analyse à 1 an.    


Le Consortium « DevelopAKUre » est heureux d’annoncer la publication des résultats de SONIA 2 (analyse après 1 an).
Tous les patients qui participent à SONIA 2 ont reçu une lettre, rédigée par le Professeur RANGANATH (Directeur de recherches), laquelle informe les patients sur les effets de l’Acide HomoGentisique (AGH) et les conclusions qui en ont découlé.
Cette lettre est maintenant diffusée à tous ceux qui sont intéressés par les résultats des recherches effectuées (sur un an d’analyses).
Si vous désirez plus d’information concernant les informations ci-dessous, ou si vous souhaitez recevoir davantage d’informations concernant l’Alcaptonurie, veuillez SVP contacter M. Ciaran SCOTT, lequel suit les essais cliniques à l’AKU Society (Cambridge) à l’adresse suivante : [email protected]

SONIA 2 est une étude qui dure 4 ans. Elle concerne l’efficacité et la sécurité de la Nitisinone. Elle recueille toutes les données pouvant prouver que la Nitisinone peut être utilisée pour le traitement de l’Alcaptonurie.
Les patients qui participent à l’étude sont répartis en deux groupes, un groupe reçoit journellement 10 mg de Nitisinone, l’autre groupe ne prend pas de Nitisinone.
Le diagramme ci-dessous montre les deux groupes différents de l’étude.
Tous les patients de l’étude ont maintenant terminé au moins un an de l’étude et nous avons analysé quelques-uns des résultats, de façon à :
- vérifier quel est l’impact en continu de la Nitisinone sur l’Acide HomoGentisique (AHG, voir ci-dessous),
- analyser les données de sécurité collectées jusqu’à présent.
A cause de la lente évolution de la maladie, l’analyse finale des effets cliniques de la Nitisinone sur les symptômes de l’Alcaptonurie sera réalisée au bout des 4 ans de l’étude, comme prévu.




Résultats:

 

1)      Effets sur l’AHG :

 

L’action de la Nitisinone consiste à réduire la formation d’AHG (Acide HomoGentisique), qui est la substance chimique à l’origine des lésions dont sont victimes les patients souffrant d’Alcaptonurie. L’analyse des essais porte principalement sur la diminution de l’excrétion d’AHG dans l’urine, mais nous mesurons également la concentration d’AHG dans le sang (ce que l’on appelle l’AHG sérique).

Chez les patients traités par Nitisinone pendant un an, nous avons constaté que l’AHG évacué par l’urine s’est réduite en moyenne de 99,5%, tandis que la diminution de la concentration sanguine a atteint 97,5%.

 

Cet effet est resté inchangé entre les visites effectuées à 3 mois et à 12 mois. Ainsi, jusqu’à présent, l’étude a montré que l’effet de réduction de l’AHG par la Nitisinone se maintient tant que le traitement se poursuit. Si vous souhaitez obtenir davantage de détails à ce sujet, nous vous invitons à consulter le tableau indiquant les concentrations exactes d’AHG qui figure à la fin de cette lettre.

 

2)      Sécurité :

 

Cependant, comme anticipé, le traitement par Nitisinone entraine une élévation de la concentration de Tyrosine dans le sang. Ceci peut causer des complications oculaires, telle qu’une douleur aux yeux ou une vision trouble.

Ainsi, après un an de traitement, l’administration de Nitisinone a été suspendue chez 5 patients en raison de problèmes de ce type, très probablement provoqués par l’augmentation de la Tyrosine.

Tous les patients se sont rétablis après l’arrêt de la prise de Nitisinone. Ils ont ensuite recommencé le traitement à une dose inférieure (2 mg par jour) et adopté un régime pauvre en protéines.

 

A cours de la première année de l’étude, des évènements indésirables (c.-à-d. des problèmes de santé, quels qu’ils soient) ont été signalés chez 78 des 138 patients (56,5 %) participant à SONIA 2 (traités et non-traités). De l’avis des investigateurs, très peu de ces évènements avaient un lien potentiel avec la Nitisinone (sauf principalement ceux de nature oculaire). La plupart des cas indésirables graves étaient dus à des problèmes médicaux fréquemment observés chez des patients atteints d’Alcaptonurie, indépendamment d’un quelconque traitement et aucun d’eux n’a été imputé à la Nitisinone. Un évènement indésirable est considéré comme grave s’il débouche sur une hospitalisation. La pose de prothèses articulaires ou des fractures sont des exemples de tels évènements qui se sont produits dans SONIA 2.

 

Après un an de traitement la Nitisinone s’est généralement avérée sûre et bien tolérée dans SONIA 2.

Comme prévu, la seule préoccupation de sécurité suscitée par l’administration de Nitisinone tenait à l’augmentation du taux de Tyrosine et à ses répercussions oculaires. Ces dernières se sont toutes dissipées après l’arrêt de la prise de Nitisinone. A ce jour, aucun patient prenant la dose réduite de Nitisinone n’a dû se retirer de l’étude.

 

 

Conclusion:

 

En résumé, les données à un an de l’étude SONIA 2 montrent que le traitement par Nitisinone des patients souffrant d’Alcaptonurie entraîne une réduction importante de l’AHG dans l’urine et le sang, sans provoquer de problèmes de sécurité.

 

Afin d’examiner l’effet à plus long terme de la Nitisinone lors de la progression de l’Alcaptonurie, l’étude va se poursuivre, comme annoncé, jusqu’en mars 2019.

Que vous fassiez partie du groupe recevant le traitement ou du groupe non-traité, le maintien de votre participation à l’étude est essentiel. Il est indispensable d’obtenir des données sur 4 ans pour autant de patients que possible afin de comprendre quel est l’effet de la Nitisinone sur tous les paramètres cliniques analysés dans SONIA 2.

 

Nous vous remercions pour votre contribution assidue à cette importante étude.

 

 

Synthèse des résultats concernant l’AHG:

Voici un résumé de la quantité moyenne d’AHG excrétée dans l’urine et de la concentration moyenne mesurée dans le sérum (sang) au début de l’étude SONIA 2 et après un an.

 

 

 

 

SONIA 1

 

L’étude SONIA 1 a été terminée en juin 2014.

Le rapport scientifique principal concernant cette étude a été publié en décembre 2014 dans « Annals of Rheumatic Diseases ». Ce document est disponible sur internet (voir à l’adresse suivante : http://ard.bmj.com/content/early/2014/12/04/annrheumdis-2014-206033.short?). A noter qu’une souscription est nécessaire pour l’obtenir.

 

Finalement, l’importance de SONIA 1 a été de mettre en évidence que la Nitisinone réduit le taux de HGA et a ainsi permis de choisir la meilleure dose à utiliser dans SONIA 2 (essais cliniques actuels).

 

En conclusion, SONIA 1 a prouvé que le traitement de patients atteints d’Alcaptonurie par la Nitisinone réduit effectivement le taux d’AHG et que cette réduction dépend de la dose administrée. Ceci signifie que plus la dose de Nitisinone est grande, plus la réduction de AHG sera grande.

 

Ces essais nous ont permis de comprendre que la dose journalière de 10 mg de Nitisinone est la meilleure dose à utiliser pour tester son efficacité chez les patients. C’est maintenant la dose qui est administrée pour SONIA 2.

 

Selon le Professeur Jim GALLAGHER, de l’Université de Liverpool : « C’est un exemple frappant de la recherche qui implique une collaboration entre des scientifiques en études cliniques et de base, des associations de patients et des laboratoires. Initialement, nous avons démontré que la Nitisinone était tout à fait efficace et sans danger sur des souris rendues Alcaptonuriques. Maintenant nous avons montré que c’est un médicament qui baisse efficacement le niveau d’AHG chez les patients ».

 

Alors que l’étude ne s’intéressait pas spécialement à la sécurité, nous n’avons eu aucune préoccupation de sécurité durant toute l’étude SONIA 1.


 

 
 

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DevelopAKUre is a series of major international clinical trials, run by a consortium of 12 European partners. It aims to study a potential new drug, called nitisinone, and assess its potential effectiveness in treating the rare disease, alkaptonuria (AKU).

DevelopAKUre is co-funded by a grant from the European Commission. This website is run by a UK patient group, the AKU Society. Learn more about AKU on the AKU Society's What is AKU page.

 

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